Congo made in China

Publié le par jpkasusula

Ndjili aero
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Il est plutôt rare de voir les cérémonies d’inauguration des nouveaux ouvrages dans des pays normaux. Le Congo est à ce sujet un cas à part, on a vu un ministre inaugurer un WC et les chinois réhabiliter mon école de l’athénée de Kisangani comme s’il n’y avait aucun congolais capable de le faire ! Après 15 ans de pouvoir la kabilie semble avoir trouvé un passetemps favori à son champion à savoir l’inauguration des ouvrages, pour la plupart, construits par les chinois.

Même si on ne se plaint pas de voir des nouveaux édifices embellir le paysage du pays, on ne peut cependant pas s’empêcher de s’interroger sur ce choix de gouvernement. Beaucoup ne se doutent pas que le pays perd triplement dans ce marché des dupes avec les chinois. D’abord les matières premières qui financent la construction de ces ouvrages sont largement sous-évaluées car c’est le « maître » chinois qui exploite nos richesses qui nous dicte la valeur de ce qu’il retire de notre sous-sol. Ensuite les entreprises chinoises qui construisent ces ouvrages les surévaluent à souhait. Enfin le Congo perd une opportunité d’acquérir le « know how » et devenir maître de son destin en imposant pas la clause de transfert de technologie qui a justement permis à la Chine d’accomplir les merveilles que le monde lui envie aujourd’hui.

Comme un enfant devant le sapin de noël au 25 décembre qui s’émerveille des cadeaux laissés par le père noël sans se préoccuper de leur origine ni de leur coût, notre pays semble avoir fait le choix de l’infantilisme. Ainsi la nation devient donc ce géant qui refuse de naître et qui attend que les autres construisent tout pour lui. Je me devais de tirer la sonnette d’alarme. J’ai dit.

Publié dans Pamplet

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