Les observateurs de l'UE pointent des irrégularités lors des élections

Publié le par jpkasusula

Les observateurs de l'UE pointent des irrégularités lors des élections

Les observateurs européens indiquent avoir relevé des irrégularités lors des scrutins présidentiel et législatif du 28 novembre en RD Congo, mais attendent l'annonce des résultats avant de tirer des conclusions définitives.

Par Dépêche (texte)
 

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AFP - La mission d'observation électorale de l'Union européenne (MOE-UE) a relevé jeudi des irrégularités lors du scrutin présidentiel et législatif lundi en République démocratique du Congo, mais attend l'annonce des résultats pour tirer des conclusions définitives.

La MOE-UE, qui a noté "une forte mobilisation de l'électorat dans un processus insuffisamment maîtrisé", ne rendra ses conclusions définitives qu'après les résultats du 6 décembre, a déclaré la chef de mission, la députée bulgare Mariya Nedelcheva lors d'un point presse.

Lors du scrutin de lundi, les 147 observateurs ont relevé "de nombreuses irrégularités, parfois graves" dans 79 % des endroits où ils se sont rendus.

Outre l'ouverture tardive de bureaux de vote ou le manque de matériel sensible, la MOE-UE a relevé l'interception de bulletins pré-marqués (dans 3 provinces), le secret du vote non garanti (1 province), des urnes non scellées (3), le vote de mineurs (2), l'intervention de personnes non autorisées (2), les personnes assistant plusieurs électeurs (5), l'encre indiquant que l'électeur a déjà voté quasiment jamais vérifiée à l'entrée du bureau (4).

La MOE a critiqué l'affichage hors délai légal des listes électorales et enregistré "163 incidents" lors de la campagne, dont certains liés à des violations des droits humains.

Les candidats à la présidentielle n'ont pas bénéficié du même temps d'antenne à la télévision nationale, le président sortant Joseph Kabila ayant été très nettement favorisé (86%), loin devant les opposants Léon Kengo (8%), Vital Kamarhe (3%), et le principal rival de Kabila, Etienne Tshisekedi (1%), selon Mme Nedelcheva.

L'indépendance de la Cour suprême de justice, qui traite le contentieux électoral, est également "remise en question" après la nomination en pleine campagne par le président Kabila de 18 nouveaux magistrats, "qui pourrait violer les conditions établies par le statut des magistrats", juge la MOE-UE.

La mission s'inquiète aussi de la nouvelle procédure pour le traitement du contentieux, désormais à huis clos et non plus en séance publique, après la révision de la loi électorale adoptée en août, et qui a notamment validé le système du tour unique, fortement contesté.

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