Revoici François Muamba à la tête de l’ADR !

Publié le par jpkasusula

L’Alliance pour le Développement et la République, ADR, c’est la nouvelle plateforme sous les couleurs desquelles François Muamba Tshishimbi se présentera aux échéances électorales de novembre 2011. Il l’a personnellement annoncé ce dimanche 10 juillet 2011, à l’Hôtel Sultani, à la Gombe, au cours d’une conférence de presse. Entouré de ses quelques compagnons de lutte dont la plupart ne sont pas les nouveaux sur l’agora, Muamba affichait, hier, la ferme détermination d’en découdre avec la misère du peuple, une fois l’ADR portée aux affaires. L’on a reconnu parmi eux, des personnalités, des Honorables Députés et Sénateurs, des Présidents des Partis Politiques et des Opérateurs de divers secteurs de la vie nationale tels que : Elvis Mutiri, Alex Kande, Constant Dom Nda Ombel, Kapita Shabangi, Faustin Kambala, Jean-Willy Kalonji, s’il faut se faire une idée de ce nouvel aréopage politique. Muamba, apparemment libéré des pesanteurs Bembistes, invite, sans blague, tous ceux qui lui font confiance à se joindre à lui, pour remettre la maison Congo sur les rails d’un progrès partagé par tous. « Il s’agit d’un regroupement des partis politiques, personnalités, organisations et associations de la société civile », a-t-il fait savoir, pour arrêter les spéculations quant à une quelconque idée de parti politique créé par lui. Quel sens donner à la plainte qu’il a initiée contre le MLC ? Clair comme une goutte d’eau dans un verre réverbère, Muamba Tshishimbi explique : « Il n’est pas question de préjuger sur un dossier pendant devant les instances judiciaires ». Autant dire que la voix de Muamba reste toujours audible nonobstant les écueils auxquels le Mlc, Parti qui aura suçoté de son sang pour la gloire de Bemba, l’a, malheureusement, exposé. L’histoire semble tourner autrement. Et, la page est en phase d’être carrément déchirée, si les juges décidaient de s’inscrire dans le schéma Bemba. Dans le message, ci-après, Lisez plutôt Muamba, pour comprendre comment l’homme tel, un habile politique, prend ses nouvelles marques. Les enjeux l’y obligent ! Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, Conformément aux dispositions pertinentes de notre Constitution, la République Démocratique du Congo, notre cher et beau pays, a de nouveau rendez-vous avec l’histoire en cette année 2011. En effet, après les premières élections démocratiques de 2006 qui ont permis l’instauration de la Troisième République, notre peuple est de nouveau appelé aux urnes. Selon le calendrier publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante, « CENI », les Congolais vont élire au mois de novembre de cette année, le Président de la République et les Députés nationaux. Cependant, à trois mois de cette importante échéance, force est de constater que cinq ans après les élections générales de 2006, les immenses espérances suscitées par ces suffrages sont malheureusement en deçà de ce que le peuple attendait. Aujourd’hui, l’espoir semble avoir cédé au désespoir, au point que s’est installé dans tout le pays, un climat de doute et d’incertitude, ainsi qu’une espèce de morosité et de malaise profond. En effet, en se rendant aux urnes en 2006, le peuple Congolais espérait que le Gouvernement issu de ces élections démocratiques, fort de sa légitimité, allait se donner la capacité de construire une véritable économie nationale, créer des richesses et des emplois, instaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire, faciliter l’accès aux soins de santé, fournir l’eau potable et l’électricité, bref transformer l’ensemble de l’espace Congo en un endroit où il fait bon vivre. Or, rien de tel n’a malheureusement été réalisé au bout de ces 5 dernières années. Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, Le malaise qui s’est installé dans notre pays tient également à l’opacité de l’offre politique, en rapport avec les échéances électorales de cette année. En effet, le calendrier de la CENI prévoit d’organiser le 28 novembre prochain une élection présidentielle à un seul tour, couplée au scrutin législatif pour la désignation des Députés nationaux. Mais, à ce jour, les Congolais ne comprennent toujours pas grand-chose à ce qui va se passer : le fichier électoral n’est pas prêt. Le processus d’enrôlement se déroule encore dans des conditions à ce point confuses, qu’il pose le problème de sa sincérité, au risque même d’alimenter les sources de la contestation des résultats électoraux à venir. Par ailleurs, la CENI est censée, par son calendrier, convoquer le corps électoral à partir du 4 août prochain, alors même que la loi électorale attend encore ses annexes qui ne seraient finalisées par le Parlement qu’au-delà du 15 août 2011, en lieu et place de la date du 27 juillet initialement prévue ! Dans ces conditions, les délais arrêtés par la CENI pour la tenue de ces élections seront-ils tenus ? Dans la négative, à quoi les Congolais doivent-ils s’attendre ? Pour calmer les esprits et cheminer vers les élections apaisées que le peuple appelle de tous ses vœux, qui du Chef de l’Etat, du Gouvernement, de la Majorité, de l’Opposition ou de la CENI doit faire quoi ? Le souhait est, bien entendu, que chacun de ces acteurs assume pleinement ses responsabilités, en vue de faire aboutir avec succès le processus électoral en cours. Peut être faudrait-il, que de nouvelles énergies se joignent à ces efforts, pour replacer l’église au milieu du village et apporter des réponses adéquates aux préoccupations de notre peuple. Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, Il convient également de signaler l’épais brouillard qui pourrait obscurcir l’horizon postélectoral. En effet, devant une élection présidentielle à un seul tour et un scrutin proportionnel pour les législatives, on peut se demander par qui le pays sera gouverné demain, avec qui, sur base de quelle vision et avec quelle majorité ? Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, Il faut malheureusement constater que pendant ce temps, dans l’Opposition, hormis l’expression de fortes ambitions, sommes toutes légitimes, voire de querelles intestines, indignes de celle-ci, nous n’arrivons pas à offrir à notre peuple une image cohérente d’une force capable de générer le changement attendu par l’immense majorité des Congolais. Cependant, une telle posture n’est pas une fatalité. Ici est maintenant nous pouvons changer cela. Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, C’est pourquoi : - Considérant, d’une part, qu’aux yeux des Congolais, l’Opposition est investie d’une mission particulière, celle de forger, y compris dans la douleur, les termes de référence d’une alternance politique crédible pouvant conduire au changement qu’attend notre peuple ; - Considérant, d’autre part, que mon parcours personnel autant que l’éminence des responsabilités d’Etat qu’il m’a été donné d’exercer par le passé et celles qui sont les miennes à ce jour au sein de l’Opposition ; - Et tenant compte de tout ce qui précède ; Je me fais l’obligation ce jour- comme j’ai eu à la faire à tous les tournants importants de l’histoire de notre pays depuis 1980-, de prendre mes responsabilités et, par conséquent, toute disposition utile que la gravité de la situation actuelle requière, afin de participer une nouvelle fois, au renforcement des capacités de la grande famille de l’Opposition politique à rencontrer les attentes profondes des Congolais. Le chemin critique pour la réalisation d’un agenda aussi noble, postule avant tout le rassemblement de tous les patriotes, de toutes les forces-vives de la Nation qui refusent un Congo qui mendie à genoux la jouissance de ses propres ressources, mais aussi de tous les Citoyens qui sont déterminés à transcender les clivages politiciens pour privilégier l’intérêt général, et doter la République Démocratique du Congo d’une réelle capacité de gouvernance. Pour toutes ces raisons, j’ai l’honneur et la joie d’annoncer la naissance dans les tout prochains jours, d’une Plate-forme politique dénommée « ALLIANCE POUR LE DEVELOPPEMENT ET LA REPUBLIQUE », ADR en sigle, que j’aurai l’avantage de conduire. Ce groupement des Partis politiques, des personnalités, des organisations et associations de la société civile sera ouvert à la participation de tous ceux qui, comme moi-même, refusons la fatalité de la misère qui semble être devenue l’apanage de notre Patrie. A tous ceux qui me font confiance pour contribuer, ensemble, à remettre la maison Congo sur les rails d’un progrès partagé par tous, à tous ceux-là ; je souhaite d’ores et déjà la bienvenue et leur indique que la cérémonie qui fera porter l’ADR sur les fonts baptismaux est fixée au mercredi 20 juillet prochain, suivant le programme détaillé qui sera publié en temps utile. Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, Désormais lorsqu’on vous demandera : ADR ? La réponse sera : Oui, j’adr avec François Muamba Je vous remercie Fait à Kinshasa, le 10 juillet 2011

La Pros. 

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