Elections 2011: L’ASADHO réclame l’instauration rapide d’un cadre de concertation

Publié le par jpkasusula



 L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) a présenté ce vendredi 22 juillet 2011 à Kinshasa le mémorandum de la société civile congolaise pour des élections libres, transparentes et démocratiques. Pour son président national Jean-Claude Katende, il est urgent que la CENI installe le cadre de concertation avec les acteurs engagés aux élections générales pour éviter de contestations susceptibles d’amener la RDC à un bain de sang.

 Le mémo de 5 pages présenté ce jour aux représentants de partis politiques, ambassadeurs, autorités de la République et médias contient quelques recommandations. A la CENI, la société civile recommande de faire auditer le Fichier électoral par des experts indépendants pour trancher sur les irrégularités relevés à ce jour par l’opposition et la société civile. Et aussi de mettre un mécanisme formel de concertation regroupant toutes les parties prenantes (CENI, partis politiques, etc.) pour renforcer le dialogue et rassurer les uns et les autres par rapport à l’organisation.

 Au président de la République, l’ASADHO recommande de procéder, dans les meilleurs délais, à la nomination et à l’installation des membres du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSAC) proposés par les composantes. Le Parlement est aussi interpellé pour adopter toutes affaires cessantes les annexes à la loi électorale. Et enfin, l’ASADHO a exprimé aussi le vœu de voir la communauté internationale qui finance à hauteur de 40% les élections de 2011-2013 d’accompagner le processus électoral en exigeant sa transparence et la sécurisation des électeurs et de candidats.

 Des acteurs politiques présents dans la salle, le député provincial Martin Fayulu est intervenu pour marteler la nécessité d’auditer le Fichier électoral à cause de certaines donnes qu’il ne parvenait à expliquer. « Comment comprendre qu’une ville comme Goma réalise une augmentation de 90%? Certainement qu’il y a des Rwandais qui ont été enrôlés !» disait-il encore à la presse après la conférence. Pour Vital Kamerhe le président de l’UNC, il y a un silence inquiétant sur la Cour constitutionnelle et la territoriale appelés à jouer un rôle majeur lors des élections. L’ex-président de l’Assemblée nationale est revenu aussi sur la sécurisation des électeurs et des candidats dont les institutions républicaines (FARDC, PNC, etc.) destinées à les assurer seraient inféodées au pouvoir en place.

 Le président de l’ASADHO a déclaré que ces observations méritaient que tous les acteurs concernés par les élections se retrouvent pour en parler. C’est là, selon Jean-Claude Katende le rôle du cadre de concertation évoqué déjà par le président de la CENI mais qui tarde toujours à venir.

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