Dans un mémo remis hier à la CENI par l'opposition L'audit et le nettoyage du fichier électoral exigés

Publié le par jpkasusula

Plusieurs personnalités de l'opposition institutionnelle et non-institutionnelle qui ont été reçues par le 1er rapporteur de la CENI, Laurent Ndaye en l'absence du pasteur président empêché ont aussi réclamé leur implication dans le serveur central sans oublier la mise en place rapide de la Cour constitutionnelle.

Le mémorandum contenant les préalables de l'opposition politique congolaise a été remis à la CENI (Commission électorale nationale indépendante) hier mercredi 27 juillet 2011 au siège cette institution d'appui à la démocratie situé sur le Boulevard du 30 juin dans, la commune de la Gombe à Kinshasa. Ce précieux document a été réceptionné par le 1er rapporteur adjoint, Laurent Ndaye, représentant le bureau de cette structure en charge de l'organisation des élections, en l'absence du pasteur président Daniel Ngoy Mulunda empêché.

Plusieurs personnalités de l'opposition, institutionnelle et non institutionnelle, ont pris part à la rencontre, le cas de Serge Mayamba de l'UDPS qui a été le rapporteur du groupe à cette occasion, Jean Lucien Bussa du MLC, Jean Pierre Lisanga Bonganga de la CDD, Franck Diongo du MLP et autres Martin Fayulu, Chalupa, Jean-Claude Mvuemba et Emery Okundji. L'opposition, qui ne cesse d'exiger la neutralité de la CENI, a soutenu que le refus de donner les réponses idoines à ces préalables hypothéquera l'avenir du processus électoral en cours. 

Les préalables repris dans le mémo sont entres autres, l'audit du fichier électoral avant le dépôt des candidatures aux scrutins présidentiels et législatifs, l'implication de l'opposition dans le serveur central de la CENI et de ses experts dans le nettoyage du fichier électoral. Les préalables constituent, pour l'opposition, la condition pour la tenue des élections crédibles et apaisées. Les opposants au régime en place attendent donc s'engager dans les concertations avec la CENI.

Les autres préoccupations de l'opposition sont la mise en place de la Cour constitutionnelle et des autres juridictions ainsi que la publication des lois annexes, notamment celle relative au découpage territorial et l'implication de la CENI dans la libération des militants de l'UDPS détenus par la police à la suite de la série de marches de l'UDPS organisées dans le cadre de la prise en compte par cette institution des revendications de l'opposition.

Ce sont ces conditions qui ont été à la base de l'incident survenu le lundi 25 juillet au

Palais du Peuple lors du forum de concertation organisé par la CENI sur la mise à jour du Code de bonne conduite des partis politiques. L'opposition avait exigé la prise en compte de ces préalables pour participer aux travaux et de signer à la fin ce document témoignant sa volonté à participer aux élections voulues dans un climat apaisé.

Concrètement, les opposants avaient boycotté la rencontre en question en protestant contre le pasteur président qui n'attendait traiter les problèmes soulevés ce jour là au Palais du peuple.

                                                                                                        Lucien K.T.

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