Troisième force politique du pays

Publié le par jpkasusula

 Le  PALU  au bord de l'implosion
 La base exige la tenue d'un congrès

 Quelle sera la place qu'occupera le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) dans le paysage politique congolais lors des prochaines élections présidentielle et législatives et locales ? La question figure aujourd'hui au centre de tous les débats au sein de ce parti.  Les cadres et militants du PALU font de plus en plus pression sur les dirigeants pour qu'il clarifie la base sur les orientations à prendre en prévision des élections présidentielle et législatives et locales. Dans une déclaration faite il y a quelques jours , les membres du directoire du PALU vient de demander aux instances dirigeantes de ce parti de convoquer au plus vite le congrès de PALU pour  définir les grandes orientations à prendre en prévision des prochaines élections. Pour les membres du directoire du Palu, le patriarche Antoine Gisenga doit  convoquer ce conclave pour déterminer la position du parti face aux échéances électorales et se prononcer sur les candidats du PALU aux différents postes à pourvoir. D'ores et déjà, ils estiment que le PALU devra présenter ses candidatures à tous les postes à pouvoir. " Le PALU doit présenter des candidats aux élections présidentielle, législatives et locales. Notre parti doit cesser de servir de marche à pied à d'autres partis pour arriver au pouvoir. ", ont déclaré les membres du directoire national du PALU.  Cette thèse risque d'être une source de conflit entre les dirigeants et la base du parti dans la mesure où les dirigeants du PALU actuellement au gouvernement et au parlement ont annoncé que le parti soutiendra la candidature du président Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle de 2011. Alors que la base elle exige que le patriarche Antoine Gisenga choisisse un candidat du PALU pour se présenter à l'élection présidentielle.

Les  membres soulignent qu'en 2006, leur parti avait conclu une alliance avec le parti présidentielle, l'Alliance de la Majorité présidentielle (AMP) qui a soutenu la candidature de Joseph Kabila jusqu'à sa victoire à l'élection présidentielle de 2006. " En retour l'AMP devait soutenir la candidature du PALU lors des élections, présidentielle de 2011. Or malheureusement, à la lumière des déclarations de nos leaders politiques, force est de constater que le PALU reste encore fidèle à son rôle de marche à pied pour que les autres gagnent les élections. Cela montre bel et bien que nos dirigeants qui ont goûté aux délices du pouvoir au point d'oublier leurs promesses faites en 2006 ", a affirmé Jean-Pierre Mayindu, membre du PALU.

 Les alliances 

Tirant les leçons de la dernière législature, les membres du PALU ont également refusé toute nouvelle alliance avec la Majorité Présidentielle (MP) qu'ils considèrent comme un conglomérat de partis politiques pour la plupart sans base et sans idéologie, avec des agendas qui sont loin des valeurs prônées par le PALU.  Selon eux, le congrès du PALU devait également déterminer des conditions ainsi que des préalables pour que le PALU accepte la conclusion de nouvelles avec d'autres plates formes politiques.  Dans ce registre, les membres du PALU invitent leurs dirigeants à la sincérité et au respect des engagements. " Toute décision qui ne cadre pas avec les aspirations de la base risque de conduite à un éclatement du parti. Ce qui aura à coup sûr des conséquences négatives pour cette formation politique cinquantenaire", a-t-il martelé. Concernant les élections présidentielles et locales, les membres du PALU notent grâce à sa base disséminée à travers le pays, la PALU  est en train peaufiner des stratégies pour obtenir un grand nombre de sièges au parlement et de remporter des élections locales.  Pour ce faire, le parti mène des campagnes de sensibilisation auprès de leurs membres pour leur demander de se faire enrôler afin d'élire un grand nombre de leurs membres lors des  élections 2011.

Enfin , les membres du PALU ont demandé au patriarche Antoine Gisenga de jouer pleinement son rôle de garant et autorité morale du PALU afin que l'unité au sein de ce parti soit garantie. " Car notent t-il tout silence de sa part risque de donner lieu à des suspicions et à des spéculations qui risque de plonger le PALU dans une profonde crise. "

Selon un grand nombre d'observateurs, le PALU traverse actuellement une période de turbulences marquée par la crise de confiance entre la base et les dirigeants pour la plupart au pouvoir. Ils soutiennent que seul le dialogue  peut éviter à ce  parti une balkanisation aux conséquences désastreuses aussi bien pour le parti que pour le paysage politique congolais.

 Luc-Roger Mbala Bemba

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