Toges Noires » fustige la répression brutale de la manifestation de l’UDPS

Publié le par jpkasusula

(Le Potentiel 15/10/2011)  

L’ONGDH Toges Noires dénonce la répression brutale de la manifestation de l’UDPS et alliés, et le passage à tabac du secrétaire général de l’UDPS Me Jacquemin Shabani et du président national de la Démocratie chrétienne Eugène Diomi Ndongala par les éléments de la Police nationale congolaise

Dans un communiqué de presse signé le jeudi 13 octobre 2011 par son chargé de communication Joseph Sekabo, Toges Noires, organisation de promotion et de défense des droits de l’Homme et de développement démocratique, dénonce la répression brutale et expéditive de la manifestation des militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), et le passage à tabac du secrétaire général de l’UDPS Me Jacquemin Shabani et du président national de la Démocratie chrétienne (DC) Eugène Diomi Ndongala par les éléments de la Police nationale congolaise, en date du 13 octobre 2011.

En effet, suivant les éléments d’information en sa possession, l’UDPS et ses alliés de l’Opposition projetaient, depuis jeudi dernier, d’organiser un grand rassemblement devant l’imposant bâtiment de la grand poste sur le boulevard du 30 Juin, en vue de protester contre l’opacité du processus électoral entretenue par la Commission électorale nationale indépendante «CENI».

De l’avis de ses observateurs dépêchés sur le lieu, un important dispositif policier était déjà déployé tôt le matin, aux alentours de la grand-poste, dans l’unique but de disperser les militants de l’Opposition qui affluaient de partout pour converger vers ce lieu de rassemblement. Dès l’arrivée du secrétaire général de l’UDPS Me Jacquemin Shabani accompagné de M. Eugène Diomi Ndongala et d’autres responsables de l’Opposition, à 11 heures 30’, les militants de l’UDPS ont surgi de partout pour manifester devant la grand-poste. A la grande surprise, les policiers dépêchés sur le lieu, agissant sur ordre du colonel Kanyama surnommé «Esprit de mort» ont commencé à brutaliser les manifestants, en prenant à partie les deux responsables de l’Opposition, à savoir Me Shabani et M. Diomi Ndongala. Il convient de préciser que ces deux responsables de l’Opposition n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention de leurs militants qui ont réussi à les extraire des mains de ces policiers zélés, malintentionnés et agissant spécialement sur ordre du colonel Kanyama. Plusieurs militants de l’UDPS ont été arrêtés.

L’opinion se souviendra que pas plus tard le mercredi 12 octobre 2011, Toges Noires de concert avec le collectif des ONG de défense des droits de l’Homme, avaient dénoncé, au cours d’une conférence de presse, les différentes répressions des manifestations pacifiques de l’Opposition congolaise par les éléments de la police avec l’appui des « POMBA », d’autant plus que ces manifestations ont toujours été organisées avec l’autorisation des autorités du pays, bien que la Constitution prévoit le régime d’information quant à ce.

Au regard de ce comportement barbare et brutal qu’affichent les policiers lors des manifestations publiques, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité de la formation qu’ils ont reçue de la MONUSCO, de la France, de la République Sud-africaine et d’autres pays, étant donné que les éléments de la Police nationale congolaise se distinguent par des actes qui ne cessent de surprendre plus d’un.

Toges Noires, en sa qualité d’organisation de promotion et de protection des droits de l’Homme, rappelle ce qui suit : la Constitution de la République démocratique du Congo, en son article 26 alinéa 2, garantit la liberté des manifestations publiques. Aussi, la République démocratique du Congo, pays membre de l’ONU ayant ratifié la Déclaration universelle des droits de l’Homme et les différents instruments juridiques internationaux protégeant les droits de l’Homme, est tenue de se conformer aux principes énoncés par ces instruments juridiques, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, dégradants et la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples.

De ce qui précède, Toges Noires dénonce et condamne avec la dernière énergie le passage à tabac dont le secrétaire général de l’UDPS Me Shabani et M. Diomi Ndongala président national de la Démocratie Chrétienne ont été victimes, et la répression brutale et expéditive du grand rassemblement de l’UDPS et alliés devant la grand-poste.

Ainsi, Toges Noires recommande au gouvernement congolais de se conformer aux prescrits de la Constitution quant à l’organisation des manifestations publiques, d’encadrer et d’assurer la sécurité des manifestants. Toges Noires demande aussi la libération des militants de l’UDPS interpellés à la suite de ces manifestations.

En outre, cette ONGDH prie la PNC de se conformer à sa mission de protection des citoyens ainsi que de leurs biens, tout en conservant sa neutralité au lieu d’être au service d’un camp politique.

Au-delà de ces recommandations, Toges Noires se réserve les droits de saisir, au moment opportun, les instances judiciaires nationales et internationales des plaintes à charge des auteurs intellectuels et moraux des violences préélectorales ainsi perpétrées.

Par Donatien Ngandu Mupompa




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