SUR LA CENI: FRAUDE

Publié le par jpkasusula

17 novembre 2011

RDC-Elections : L'APRODEC demande l'arrêt du processus électoral

L'association belge dénonce l'absence de fiabilité du fichier électoral en République démocratique du Congo (RDC) à la veille des élections générales. L'APRODEC, qui a eu accès à un rapport de la société Zetes, chargée de l'enregistrement des électeurs, relève de nombreuses défaillances techniques et la présence de plus de 9 millions de "doublons" sur l'ensemble de la RDC. La société Zetes s'était déjà expliquée sur le sujet, sans visiblement convaincre l'APRODEC.

Dans un communiqué, l'APRODEC pointe les multiples défaillances techniques des kits  biométriques d’enrôlement des électeurs congolais pour la prochaine élection présidentielle et législative du 28 novembre 201. L'association belge met en cause la société Zetes (dont elle a pu obtenir un rapport confidentiel) et parle de "dissimulation de ses rapports relatifs aux opérations de nettoyage du fichier électoral (dédoublonnage) qu’elle a entamés en date du 27 juillet 201, ainsi que de la banalisation des constatations relatées dans le présent rapport partiel du 03 août 2011 relatif au nettoyage du fichier électoral de quatre provinces notamment le Bandundu, l’Equateur, Kinshasa ainsi que la  Province-Orientale". Dans ce rapport, le prestataire technique belge fait état d’un nombre important de doublons (électeurs inscrit deux fois) : 3.566.503. L'APRODEC note qu'en faisant une projection sur les 11 province du pays, on obtient "le nombre incroyable de 9.807.883 doublons." Beaucoup trop pour les 32.024.640 d'électeurs "enrôlés".

Pour l'Association pour la Promotion de la Démocratie et du Développement de la République Démocratique du Congo, ces chiffres démontrent "les préparatifs de fraude électorale massive en faveur du Président sortant et sa majorité parlementaire". Car si le nombre d'électeurs en RDC n'est pas correct, "ceci aurait comme conséquence logique une révision complète de la répartition des sièges à pourvoir tant au niveau du parlement national que provincial", note l'association.

La société Zetes avait déjà répondu au nombre important de doublons sur le fichier électoral congolais et affirmait que ce fichier serait ensuite "nettoyé". Zetes avait expliqué que "la fraude est impossible à organiser au niveau des systèmes de gestion d’informations, base de données". La société se justifiait ensuite : "nous trouvons toujours in fine sensiblement le même pourcentage de vrais doublons quelque soit le pays concerné. L'hypothèse haute du nombre de vrais doublons est de 0.5% sur base de la population totale. Parmi ces 0.5%, 90% sont des cas de personnes se procurant une deuxième carte par souci d’esthétisme (la photo n’est pas “belle”, il y a une faute dans le nom, ou tout simplement avoir une deuxième carte par commodité)". Et de conclure : "lors d’élections dans les pays du G20, il arrive de constater des marges d’erreurs bien supérieures".

L’APRODEC plaide quant à elle pour "l’arrêt pur et simple de l’actuel processus électoral et  l’ouverture de concertations politiques d’une part et d’autre part, un dépôt de plainte devant les juridictions compétentes". Les élections présidentielle et législatives doivent se tenir en RD Congo le 28 novembre prochain.

Christophe RIGAUD

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