RDC : Ndongala arrêté, Fayulu agressé par la Police

Publié le par jpkasusula

jeudi, 20 octobre 2011

RDC : Ndongala arrêté, Fayulu agressé par la Police

Pour la quatrième fois, l'opposition congolaise a été violemment réprimée par la police et empêchée d'accéder au centre-ville de Kinshasa. L'opposition dénonce de nombreux passages à tabac et des arrestations arbitraires. Eugène Diomi Ndongala, le président de la plateforme USA de l'opposition aurait été arrêté et Martin Fayulu de l'Ecidé et proche d'Etienne Tshisekedi aurait été agressé par la police.

logo afkrb.pngEt de quatre. Comme maintenant tous les jeudis, l'opposition congolaise (UDPS et alliés) a souhaité manifester à Kinshasa pour demander des élections transparentes et l'accès aux serveur électoral de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Des élections générales doivent en effet se tenir le 28 novembre prochain en République démocratique du Congo (RDC). Ce jeudi, en fin de matinée, les militants de l’opposition ont été victimes une nouvelle fois de violences, de passages à tabac et arrestations arbitraire de la part de la police congolaise (PNC). Fortement déployée nombreux au centre ville de Kinshasa, la police a empêché l’afflux des manifestants en provenance des différents quartiers de la capitale de converger vers le centre-ville.

Dans un communiqué, l'opposition signal "plusieurs blessés ainsi que l’enlèvement par la police du Président de la plateforme politique USA, Union Sacrée pour l’Alternance, Eugène Diomi Ndongala, qui était en tête des manifestants." L'opposition affirme également que Martin Fayulu, l'un des hommes fort de la campagne d'Etienne Tshisekedi aurait été agressé par la police congolaise et serait maintenant "en sécurité".

L’opposition politique congolaise manifeste "son indignation" dans un communiqué et dénonce "la violation systématique des libertés publiques de la part des forces de l’ordre, lesquelles  continuent à brutaliser sans raisons valables les manifestants de l’opposition qui réclament la tenue d’ élections libres, transparentes et démocratiques."

Une question se pose : les manifestations d'opposants au président sont-elles interdites dans la capitale ? Officiellement non, selon les autorités congolaises. Mais sur le terrain, la police nationale réprime systématiquement le moindre rassemblement, empêchant donc toute manifestation... ce qui revient au même. La tension est donc encore montée d'un cran aujourd'hui à Kinshasa entre opposition et majorité, à seulement 1 mois des élections.

Christophe RIGAUD

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Publié dans Politique

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