Qui a incendié la voiture ?

Publié le par jpkasusula

Une voiture était en flammes hier sur le boulevard du 30 juin, au moment des échauffourées entre la police et des combattants de l’UDPS. Deux versions contradictoires sont en circulation au sujet de l’origine de cet incendie. Selon des sources policières, il s’agirait d’un acte de vandalisme commis par des partisans du parti d’Etienne Tshisekedi, auxquels se seraient associés des enfants de la rue et autres délinquants toujours présents au centre de la ville de Kinshasa, à l’affût de mauvais coups et situations confuses.

Mais à en croire des responsables de l’UDPS et de nombreux témoins des incidents du boulevard du 30 juin, c’est un élément de la police qui a lancé une bombe lacrymogène en direction des manifestants pacifiques. Malheureusement, celle-ci serait partie atterrir à l’intérieur de la voiture d’un particulier et provoqué un véritable brasier. Pour couvrir cette maladresse, la police n’a pas trouvé mieux que de pourchasser non seulement les combattants de l’UDPS mais également toutes les personnes qui se sont retrouvées sur leur parcours, dans le périmètre du siège de la CENI.

D’aucuns sont tentés d’accréditer cette dernière thèse car personne n’a vu quelqu’un, dans les rangs des manifestants, s’attaquer aux biens des particuliers sur le boulevard du 30 juin avant que la police ne charge et ne transforme le périmètre de la CENI en un Western.

Visite des cadres de l’UDPS aux détenus

Nous avons appris que dans la soirée d’hier lundi, une délégation de l’UDPS a fait le tour des amigos de la police et des services spéciaux en vue de s’informer sur le nombre des combattants arrêtés et placés en détention préventive. Les détenus seraient estimés à une cinquantaine Elle a visité notamment les postes de la police de Regina à Gombe, de Kalamu, de l’Inspection provinciale de la police sur l’avenue de la Victoire (Kasa-Vubu), etc.
La même délégation a visité également les hôpitaux et centres médicaux où étaient internés les blessés portés à sa connaissance. Elle a confirmé le bilan d’une personne morte par asphyxie après avoir ingurgité des bouffées de gaz lacrymogène. Son transfert rapide à l’Hôpital de l’Armée du Salut, sur l’avenue Kasaï, n’a eu aucun effet sur son état de santé.                            

Kimp

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article