M. Katumbi en vacances : Le Katangais fera bientôt un come-back retentissant

Publié le par jpkasusula



*Après avoir tout donné pour faire vivre sa province, le gouverneur du Katanga a pris des vacances bien méritées. *La rumeur sur son départ en exil prépare, sans le vouloir, la population du Katanga à lui réserver un accueil chaleureux. *Le retour de Moïse Katumbi à Lubumbashi n’est plus qu’une question de jours.

Aussitôt après les festivités de l’accession de la Rdc à l’indépendance, festivités qui avaient pour cadre la capitale de la province du Katanga, le chef de l’administration de cette province s’est offert quelques jours de vacances très méritées. En effet, il n’y a pas de gouverneurs qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes plus que Moïse Katumbi. Le dernier séjour du Chef de l’Etat au Katanga et tout ce que la Rdc a comme personnalités politiques dans la capitale du cuivre, avaient poussé le gouverneur à en faire davantage. Il était normal qu’après avoir beaucoup donné, le chef de l’exécutif provincial se donne un temps de repos. Mais tellement qu’on n’est pas habitué à un Katanga sans Moïse Katumbi, son absence commence à peser au point d’alimenter des rumeurs dans tous les sens. Tout est encore une fois compréhensible. Combien de Congolais, même des dirigeants politiques, prennent des vacances ? Pourquoi n’en parle-t-on pas ? Tout le monde n’est pas Moïse Katumbi.

Une rumeur persistante court selon laquelle le gouverneur du Katanga aurait quitté le pays sur la pointe de pieds, laissant derrière lui la population katangaise qui n’a pas encore fini de compter sur lui, les affaires qui n’ont pas cessé d’être prospères, une équipe de TP Mazembe qui compte sur lui comme le corps compte sur le sang pour fonctionner et enfin, un président de la République qui, dans le cadre de prochaines élections, attend beaucoup de ce cadre qui compte parmi les 15 dont Joseph Kabila a besoin pour réussir son programme de reconstruction du pays.

Ce sont autant de responsabilités qui ne font pas de Moïse Katumbi, la personne à monter dans le premier avion oubliant tout. Pour en avoir le cœur net, nous avons passé plus d’un coup de téléphone. Partout, c’est avec surprise que l’on apprend la rumeur. Une bonne nouvelle pour les Katangais est tombée au bout de la plume de nos fins limiers : leur gouverneur qui, malgré le temps de repos qu’il s’est donné, travaille comme toujours pour le bien-être de la population de cette province. Question de calendrier, on sait avec précision quand Moïse Katumbi regagnera Lubumbashi. Il revient même qu’un accueil chaleureux lui sera réservé, une façon de démentir la folle rumeur. Comme quoi, toutes les fois que l’on tente par des manœuvres diverses d’enterrer le gouverneur du Katanga, il renaît de ses cendres. La rumeur de son départ en exil, on s’en rend bien compte, le rend davantage plus populaire et mobilise les Lushois à lui réserver un accueil sans pareil le jour de son retour. Il semble qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Mais plus d’une fois, au sujet de Moïse Katumbi, il a été démontré que l’on peut avoir de la fumée artificielle qui ne vient pas d’un feu. De même, on peut confondre la poussière avec de la fumée.

Si l’on dit qu’en tant qu’homme politique, en tant qu’homme d’affaires, Moïse Katumbi n’a pas d’adversaires qui lui chercheraient parfois des poux sur le crane, on mentirait. Car, chaque fois qu’il n’a pas été d’accord avec quoi que ce soit, le gouverneur du Katanga n’a jamais eu sa langue en poche. On ne le dira jamais assez, il n’est pas le genre hypocrite qui pense une chose et fait le contraire. Lorsqu’il avait estimé que son avion avait été saboté sur le tarmac de l’aéroport de Kinshasa, il l’a dit tout haut. De même, lorsqu’il estimait que sa province n’était pas rétribuée au prorata de sa contribution réelle au budget de l’Etat, il le disait. S’il fallait rencontrer le Premier ministre à ce sujet, il l’a fait. Cela démontre que Moïse Katumbi n’est pas le genre à céder facilement au découragement et à démissionner face à un adversaire.

A l’analyse de toutes les réponses reçues de coups de téléphone que la rédaction de L’Avenir a donnés, il n’y a aucune raison qui puisse obliger Moïse Katumbi à filer en exil. Car, en effet, n’ayant rien à se reprocher, il n’y a aucune raison que le gouverneur du Katanga, quand bien même il aurait décidé de quitter le pays, le fasse sur la pointe de pieds comme un malfaiteur. Puisque personne ne reproche quelque chose au gouverneur du Katanga et que lui-même n’a rien à se reprocher, il ne quitterait pas le pays comme un malfrat. Et pourtant, nous retoquerait-on, Moïse Katumbi avait bien déclaré son intention de quitter la politique. C’est vrai, mais ce qui ne semble pas convaincre, c’est le fait de lier « quitter la politique et aller en exil ». Il avait clairement dit que s’il quittait la politique, il se consacrerait aux affaires. Au même moment, on dit que celui qui a annoncé de quitter la politique prendrait des contacts pour un certain éclairage sur son avenir politique.

En politique, il semble que les coups sont la règle dans la mesure où l’on n’est pas dans un couvent. Thomas Kanza n’avait pas cru bien dire en déclarant que la politique est un jeu sale où tous les coups sont permis. C’est comme un terrain de football. Lorsqu’on y monte, on doit s’attendre à recevoir des coups et on doit se préparer à en donner. Moïse Katumbi avait peut-être oublié cela. Mais, est-ce une raison pour tout plaquer ? Peut-être, mais pas une raison pour s’exiler dans la mesure où Katumbi n’est pas que politique. C’est un homme d’affaires. Enfin, il n’est pas dit que c’est Moïse Katumbi qui aurait moins de droits que ses prétendus adversaires politiques et par conséquent, ce serait lui qui devrait s’exiler pour laisser l’espace aux autres.

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