Le siège interfédéral du PPRD brûlé, trois voitures endommagées !

Publié le par jpkasusula

 

On l’a appris hier, en fin de la soirée. Après que Tshisekedi ait déposé sa candidature, alors qu’il se trouvait encore sur le chemin de retour vers sa résidence située le long de l’avenue Pétunias, à Limeté, quelques combattants s’en seraient pris aux biens d’autrui. Le siège Interfédéral du PPRD situé à quelques mètres de l’armée de l’Eternel, sur le Boulevard Sendwe nouvellement retapé grâce à l’estampille de cinq chantiers, a été littéralement saccagé. Des images non commentées mais diffusées hier, lundi 5 septembre, sur les antennes de la télévision d’Etat, ont dépassé les limites de tout entendement.

Ce sont donc des dégâts matériels graves enregistrés, en marge de la descente du lider maximo au Bureau de réception et de traitement des candidatures, à la Gombe. Au total, sept véhicules pulvérisés, sur le passage. Qui a fait cela ? A qui incomberait la faute ? Comment et pourquoi ? C’est tout naturellement là, des questions qui fulminent encore sur les lèvres des uns et autres. Normalement, si l’on peut penser que Tshisekedi n’a nullement envoyé quelqu’un, pour poser ces actes, il n’en demeure pas moins que ce qui est arrivé, soit imputé à ses propres combattants ou, dans une certaine mesure, aux infiltrés. Dès lors qu’il s’agit d’une frange de combattants manifestement déterminés à tourner en dérision le sens de la mesure de l’acte de haute portée historique de Tshisekedi face aux enjeux électoraux de novembre 2011. Deo Indulu, le Président de la Ligue des jeunes du Pprd, réagissant à chaud, ne s’est pas voilé la face. Sans ambages, il a déclaré que c’est ces actes sont, pour les jeunes du PPRD, les derniers du genre. A la prochaine fois, ils – les jeunes du PPRD – répondront coup sur coup. Autrement dit, l’escalade de la violence prend ses premières racines. L’Udps, la principale force politique de l’Opposition, est exposée à des critiques de toutes formes.

 

Et, pourtant, son idéologie ainsi que ses méthodes de lutte, n’ont aucune commune mesure avec la série d’actes de vandalisme dont certains compatriotes ont, malheureusement, été victimes. Déjà, lors de sa dernière marche vers la CENI, l’OVD, à travers Jeannot Bukoko, le Président du Conseil d’Administration de cette entreprise publique transformée, a déploré la destruction méchante de son outil de travail. Des engins des travaux de voirie en position de stationnement ont été immobilisés, à la suite de la casse des vitres, du dégonflement des pneus et de l’arrache des pièces de fonctionnement. A tout prendre, l’affaire revient à la surface, avec les derniers actes en date. Il semble qu’un homme indexé aurait subi, à sa manière, un traitement dégradant. La Rtnc en a, du reste, livré des images brutes. L’homme, à moitié habillé, n’a eu que le temps d’en appeler au sens de responsabilité. Tout en regrettant ce qui lui est arrivé, cet homme non autrement identifié, a plutôt demandé que justice soit faite. Qu’en pensent donc les autorités, à la tête du pays ? Sans nul doute qu’une enquête policière fera son travail. Mais, ses conclusions ne manqueront pas de faire porter aux responsables de l’Udps, le chapeau de tous les dégâts. Pas plus qu’elles ne sauront les en excuser, à la prochaine aventure. Or, comme on le sait, la violence n’est du ressort exclusif de personne. D’ores et déjà, il faudrait craindre le pire, si tous les partis s’y lançaient. Ceci montre que l’appel des chefs des confessions religieuses ; celui de l’ambassade américaine à Kinshasa sur les élections apaisées et de la Monusco, sont hors du champ de la compréhension des militants, combattants ou supporters œuvrant dans les différents partis. Des efforts en ce sens devront, par contre, être multipliés, s’il faut offrir au peuple congolais, l’occasion de s’exprimer librement, le 28 novembre. La Pros

Publié dans Politique

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