La course est lancée

Publié le par jpkasusula



Le Mouvement de libération du Congo (MLC) a finalement levé l’équivoque en renouvelant sa confiance à son président, Jean-Pierre Bemba Gombo, toujours en détention à la Cour pénale internationale aux Pays-Bas.

Plus de doute. Pour la présidentielle du 28 novembre 2011, le MLC a déjà fait son choix. C’est Bemba ou rien. Ce qui met un terme à toute option de candidature unique au sein de l’Opposition.

Tout est bien clair comme l’eau de la roche. Il est désormais établi que l’Opposition ne s’alignera au même rang pour la prochaine présidentielle. Chacun – et c’est plus sûr – s’y engagera à son dépens.

Le MLC, qui s’est dit toujours première force d’opposition, a d’ores et déjà donné son plan de vol. Dans le cockpit, c’est bien Bemba Gombo qui sera aux commandes pour l’accession à la magistrature suprême.

Dans l’autre camp, il faut reconnaitre que le week-end a essentiellement politique. D’autres acteurs politiques que l’on croyait- depuis un temps renvoyer au panthéon ont refait surface. Et, de plus belle manière.

Dans un stade des martyrs pris d’assaut pas des militants, le président de l’Union des forces du changement a réussi son coup. Pour sa rentrée dans la scène politique, celui qui siège au perchoir de la chambre haute du Parlement a pu déjouer tous les pronostics. Jusqu’il y a quelques jours, on ne lui donnait pas cette chance.

Mais, l’homme est resté véritablement un « animal politique », toujours imprévisible et surgissant là où on l’attend le moins. Il n’a certes pas annoncé sa candidature pour la prochaine candidature. Mais, une chose est sûre, la course électorale est lancée.

Pas la peine donc de se hasarder à un quelconque pari – le jeu étant grandement ouvert.

En 2011, la bataille électorale s’annonce rude. Il va certainement se durcir au fur et à mesure que l’on s’approche de la date fatidique du 28 novembre.

Il ne faut donc pas minimiser l’apparition surprise de Kengo. Il y a une symbolique qu’il faut savoir décrypter. Quand il s’agit du président du Sénat, on le présente généralement comme un félin, quelqu’un qui ne fait rien au hasard sans avoir au préalable mesurer les chances de réussite.

La sortie officielle de l’UFC ne peut donc nullement être considérée comme un fait isolé. C’est tout un message – bien plus qu’un simple engagement.

Avec Jean-Pierre Bemba à la présidentielle, pour le compte du MLC, et Léon Kengo aux commandes de l’UFC, tout le décor pour la grande course électorale de 2011 se met en place.

Bien d’autres surprises nous attendent certainement, avant l’assaut final du 28 novembre 2011.

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