Kinshasa : Révision du fichier électoral : la Ceni favorable aux prolongations !

Publié le par jpkasusula

Tout doit être mis en oeuvre pour gagner le pari des élections transparentes et apaisées. Si à travers la République, la prolongation de la révision du fichier électoral a été traitée de manière équitable et équilibrée, Kinshasa tend à susciter beaucoup de passions.

Des signaux forts sont perceptibles du côté de la Ceni. En effet, hier mardi 21 juin, le rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante a pris la parole pour répondre aux auditeurs de Radio Okapi pour annoncer que son institution attend deux ou trois semaines afin de décider d'une éventuelle prolongation.

Matthieu Mpita a par ailleurs affirmé que la Ceni est consciente des difficultés des opérations de révision du fichier électoral dans la plupart des agglomérations du pays. C'est pourquoi elle a résolu d'optimiser ces opérations.

« Nous avons encore deux ou trois bonnes semaines devant nous, nous sommes conscients de tous ces problèmes-là. Vous avez cité des problèmes clés, mais vous n'avez pas cité le manque de cartes d'électeur par exemple, le problème de pannes des machines, le non respect de la procédure et j'en passe”, déclare le rapporteur de la Ceni.

Il rappelle que la Ceni a fait quelques efforts. Toutefois, cette institution travaille avec ses experts pour trouver des solutions à tous ces problèmes.

M. Mpita constate une certaine stabilité à Kinshasa. La Ceni a fait sortir une décision se rapportant à  l'optimisation du fichier électoral. Elle a déjà démarré la délocalisation des machines vers les agglomérations qui ont encore de petits problèmes, indique-t-il.

La prolongation du fichier électoral permettra d'apaiser les esprits déjà surchauffés par l'idée de voir ledit processus s'arrêter incessamment et surtout, de l'inquiétude de nombreux acteurs politiques face au faible taux d'enrôlés à Kinshasa, soit 62%

Katanga : fin de l'opération

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le pasteur Ngoy Mulunda, il a procédé, vendredi 17 juin dernier à Kamina, à la clôture officielle de l'enrôlement au Katanga. Près de 4,3 millions de personnes ont été enrôlés au Katanga.

Ces chiffres pourraient être revus à la hausse, a indiqué Ngoy Mulunda. Précisant que certains centres n'ont pas encore déposé leurs données au bureau de compilation, soit pour des problèmes techniques, soit pour des raisons de distance avec les bureaux de liaison.

Il n'y aura pas d'autre prolongation aussi bien dans les anciens centres que dans les centres additifs, a-t-il fait savoir.

Le président de la Ceni a, par ailleurs, appelé les acteurs politiques à. la tolérance mutuelle pendant la période électorale en vue des élections apaisées en RDC à tous les niveaux.

Cependant, les délégués des partis politiques oeuvrant dans cette partie de la République avaient exprimé leur inquiétude face au mauvais climat politique qui règne dans cette province à l'approche des élections.

Nul n'est besoin de rappeler qu'il sera impossible d'obtenir l'adhésion de tout le monde au processus en dépit des efforts fournis pour répondre à toutes les doléances.

Pas de prolongation au Sud-Kivu

“Le calendrier est tellement surchargé que nous ne pouvons pas nous aventurer à faire des prolongations”, a déclaré lundi 20 juin, à Bukavu, la questeur adjointe de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) au cours d'une campagne de sensibilisation.

Pour la province du Sud-Kivu, il ne reste plus que 10 jours pour clôturer la révision du fichier électoral, a-t-elle rappelé.

L'objectif de cette campagne était d'encourager ceux qui ne sont pas encore enrôlés à le faire le plus vite que possible, la clôture de l'opération intervenant dans dix jours.

Pour faire face à certains problèmes qui ont retardé le processus, notamment celui de la distance, la Ceni a choisi de faire l'itinérance, a relevé la questeur adjointe.

Cela veut dire que nous aurions souhaité [prolonger], mais on n'a pas la possibilité de le faire parce que le calendrier est très serré et il est strict que nous devons faire les élections dans les délais “, a-t-elle insisté.

Elyse Muhimuzi reconnaît tout de même que la révision du fichier électoral est confrontée à plusieurs difficultés au Sud-Kivu. Selon elle, la Ceni s'active à rattraper ce retard dans les délais initialement prévus. A ce propos, elle a déclaré sur Radio Okapi: “Nous essayons de régler le problème que certaines contrées ont pu connaître par' exemple les gens qui ont eu moins de jours parce qu'ils ont eu des problèmes de pannes d'ordinateurs, ... ou, qu'ils n'ont pas eu des kits d'enrôlement] parce qu'ils ont eu le problème d'insécurité. Avec la mobilité des kits, nous saurons absorber tout le retard possible qu'il y a eu dans la province. Donc, les gens doivent se précipiter réellement pour aller chercher les cartes, nous n'avons que dix jours ».

                                                                                                                     LP

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