EXCLUSIVITE AFRICANEWS Moïse Katumbi s'est exilé !

Publié le par jpkasusula

D'aucuns parlent déjà d'une démission du gouv' qui ne dit pas encore son non : Katumbi est dépité par des coups politiques orchestrés contre sa personne, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase semble être le sabotage de son speech lors de la célébration du 51ème anniversaire de l'indépendance à Lubumbashi.

Un séisme. Un breaking news. Moise Katumbi, le dynamique gouv' du Katanga, a pris ses distances. Il s'est exilé en Europe. Depuis Lubumbashi, des sources ont indiqué que les derniers membres de sa famille ont achevé de faire valise mardi 19 juillet. Difficile désormais de tabler sur l'avenir politique du gouverneur le plus populaire de la RD-Congo, qui préside depuis plus de quatre ans aux destinées de la riche province du Katanga. A plusieurs reprises, le richissime homme d'affaires katangais a manifesté son intension de quitter la scène politique après un mandat très élogieux à la tête de cette province. «AfricaNews» a même annoncé un pacte qu'il aurait conclu avec Vital Kamerhe, devenu opposant au régime qu'il a pourtant servi. Votre trihebdomadaire s'est attiré la foudre des journaux qui se singularisent dans la platitude. Voilà qu'un événement majeur est en passe de se réaliser. Déjà en 2008, Katumbi a, lui-même, annoncé son intension de quitter la politique. Dans ces mêmes colonnes, lorsque on avion a échappé à un crash en plein vol lors d'un périple qui l'amenait en Afrique du Sud. Katumbi est passé sur la prestigieuse RFI. CNN et Jeune Afrique ont répercuté le même message. Nombreux ne voyaient rien venir. Au détour d'un voyage médical, Katumbi a décidé de se retrancher. Depuis, il scrute, discute avec des cercles, et voyage. On le signale entre l'Europe et l'Amérique. Son téléphone ne sonne presque plus. Un allie de taille s'est échappé. Kabila sentirait certainement le coup. La bombe Katumbi est en train exploser. Les effets collatéraux sont très attendus. A moins d'un revirement à 180°.

Parti pour des soins en Europe, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, est injoignable. De nombreuses sources le signalent aux Etats-Unis d'Amérique où il prend des contacts utiles et réfléchit sur son avenir -politique?- d'hommes d'affaires, après avoir sillonné plusieurs capitales européennes. Il est dégoûté par la politique et des politiciens. Tous les membres de sa famille biologique restreinte et élargie dont ses enfants et ses deux soeurs jumelles ont tous fini par gagner l'Europe. La dernière de la famille à quitter le pays, l'une de ses soeurs jumelles, a pris son vol mardi 19 juillet 2011 avec tous ses enfants. Ses proches, parmi lesquels son conseiller politique et chargé des Infrastructures, Salomon Della sont dans sa suite. Moïse Katumbi a quitté Lubumbashi par jet privé le lendemain de la tenue de la réunion interinstitutionnelle, organisée à Lubum vingt-quatre heures après la célébration de la fête d'indépendance, pendant que le chef de l'Etat et tout Kinshasa politique et la jet set RD-congolaise séjournaient encore dans le chef-lieu du Katanga. Katumbi est parti sans ménagement, laissant l'hâte de la province sur le sol katangais.

Des spéculations allaient bon train. Une chose est vraie : Katumbi est dépité par les règles dans le monde politique diamétralement opposées aux réalités du monde des affaires où les projections réussissent presque à 90%. En politique, on vit des trahisons, des coups bas, de reniement, de la duplicité. 

Bilan controversé ?

Ça, apparemment, le rompu homme d'affaires ne l'a pas prévu. Son avion a failli crasher en 2008. Il a soupçonné des ennemis politiques tentés de le liquider physiquement. Après dénonciations, c'est sa liquidation politique qui serait concoctée jour et nuits. Il le sait et s'en plaint. Pour tout dire, Katumbi a fini par dévoiler son intention de quitter la scène politique après les élections de 2011, non sans avoir promis de soutenir la campagne de Joseph Kabila à la présidentielle. Dans les coulisses, il n'a cessé de fustiger les agissements d'un certain entourage du chef de l'Etat qui se constitue en obstacle. Des projets tels que celui de la construction de la Cité de la Luano ont été bloqués à cause de la délation, alors que le montage financier avec des investisseurs sud- africains avait déjà été bouclé. Révoltant. On le soupçonne parfois de vouloir briguer la présidence. Il n beau démentir sans réussir à amener ses détracteurs à renoncer à leurs manoeuvres. Et Katumbi a fini par craquer, annonce une source, très proche des chancelleries de la place qui doivent en savoir un peu plus.

De son bilan, alors que les prouesses qu'il a réalisées font l'unanimité au sein de l'opinion tant nationale qu'internationale, Katumbi, lui, évoque, modeste, un taux de réalisation de 10%, accusant le pouvoir de Kinshasa d'avoir dilapidé la part du revenu national due au Katanga. Quand le gouvernement justifie l'utilisation de 40% budgétisés pour la rétrocession en faveur des provinces par l'affectation à des fins de solidarité nationale, les proches Katumbi dénoncent une utilisation dans la surenchère politique. Des raisons apparemment fondées pour un businessman qui avait promis de gérer le Katanga comme une affaire voire une entreprise. Excédé, Katumbi a délié sa langue en se confiant aux médias. Katumbi s'était déjà exilé en Zambie puis en Afrique du Sud après l'avènement de l'AFDL. Il n'est rentré au pays qu'à la suite d'une grâce présidentielle de Kabila après des négociations menées par le pasteur Daniel goy Mulunda, l'actuel président du bureau de la CENI. Nul ne sait affirmer si Mulunda offrira encore une fois ses bons offices.

                                                                                                    Tino MABADA

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