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Publié le par jpkasusula

08/07/2011 à 08h:17 Par Jeune Afrique
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L'hôtel où l'affaire DSK-Nafissatou Diallo a commencé, le 14 mai 2011 à New-York. L'hôtel où l'affaire DSK-Nafissatou Diallo a commencé, le 14 mai 2011 à New-York. © Reuters

L'avocat de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson, a trouvé le soutien de quelques membres de la communauté africaine malgré les "mensonges" de celle qui accuse DSK de viol. Ils réclament que l'ancien patron du FMI soit jugé. Le procureur Cyrus Vance a quant à lui choisi de pousuivre les investigations.

Les représentants de la communauté africaine de New York étaient peu nombreux à venir soutenir Nafissatou Diallo lors de la conférence de presse organisée jeudi par plusieurs organisations. Au lieu du rendez-vous, devant le tribunal pénal de Manhattan où Dominique Strauus-Kahn a comparu à plusieurs reprises ces dernières semaines, ils n'étaient qu'une petit dizaine à venir réclamer que l'ancien patron du FMI soit jugé pour crimes sexuels présumés, malgré les révélations sur les « mensonges » de son accusatrice.

La confédération d'organisations de la communauté africaine qui soutient Nafissatou Diallo, une femme de chambre guinéenne de 32 ans travaillant au Sofitel de Manhattan, estime dans un communiqué que tout prouve qu'elle a été agressée sexuellement, et qu'elle risque de ne jamais obtenir de procès à cause d'un passé qui est sans rapport avec les violences sexuelles présumées dont elle auraient été victime. Mais les mensonges de la jeune-femme sur sa vie privée n'expliquent pas les erreurs de son récit sous serment concernant les événements du 14 mai, journée où les faits auraient été commis.

"Que justice soit faite"

« Nous demandons à ce que justice soit faite », a toutefois déclaré Togba R. Porte, l'un des dirigeants de l'organisation United African Congress, qui estime qu'un abandon des charges constituerait une grave erreur judiciaire. « La victime présumée de M. Strauss-Kahn doit être entendue par un tribunal, pas derrière des portes closes », a-t-il ajouté.

« Tout ce qu'on demande, c'est qu'elle puisse obtenir un procès », a insisté Lisa Jenkins, membre de la Blessed trinity baptist church, une église de Harlem. Pour elle, les hommes de pouvoir l'emportent toujours beaucoup trop facilement contre des personnes de condition modeste.

Un argument qui a poussé d'autres représentants de la communauté noire de New York à demander jeudi que le procureur Cyrus Vance soit dessaisi au profit d'un procureur spécial, comme l'avait requis le même jour l'avocat de la femme de chambre, Kenneth Thompson, qui semble agiter ses réseaux d'autant plus fort qu'un non-lieu est désormais fort envisageable.

Charges maintenues

Le bureau du procureur a cependant indiqué mercredi que l'enquête se poursuivait et que les charges étaient maintenues. Une information donnée à l'issue d'une réunion avec les avocats de l'ex-patron du FMI. Mais l'un d'eux, Benjamin Brafman a expliqué à la presse que l'entretien avec le procureur avait été « constructif » - un euphémisme pour dire qu'on s'acheminerait, sans doute, vers une solution positive de l'affaire. Soit, en inférant ses propos, vraisemblablement vers un non-lieu.

Mais Cyrus Vance n'a peut-être pas griller ses dernières cartouches. Ici comme dans d'autres affaires similaires, le dernier mot reviendra sans doute aux preuves médico-légales. Soit elle accréditent la thèse d'une relation non-consentie, et DSK risque le procès... et de très nombreuses années de prison. Soit rien ne peut étayer les accusations dont il est l'objet, et les poursuites s'éteindront aussi rapidement qu'elles ont ont comencé. Il pourra alors à loisir venir s'expliquer devant l'opinion française en espérant retrouver un jour un rôle politique actif dans l'Hexagone. (avec AFP)

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