Dans une lettre ouverte déposée hier à la présidence de la République L'opposition constate l'échec de Joseph Kabila

Publié le par jpkasusula

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Représentants de l'opposition, les signataires de la lettre accusent le Chef de l'Etat et les acteurs de sa famille politique de violer sans cesse la Constitution, de politiser certains services et entreprises de l'Etat, d'entreprendre ne précampagne électorale, de continuer de violer les droits de l'homme …

Des représentants des partis de l'Opposition politique ont appelé, hier mardi 2 août, le président de la République à « tirer les conséquences de son échec sur les tous plans, politique, économique, social, et cesser de prendre en otage le processus électoral en cours ».

Les représentants de cette plate-forme politique ont lancé cet appel dans une « Lettre ouverte sur la situation politique, économique et sociale du pays » destinée au chef de l'Etat, et déposée à la présidence de République.

Cette lettre a été présentée le même jour à la presse, au cours d'une cérémonie organisée en la grande salle de la paroisse Notre Dame Fatima, à Kinshasa Gombe.

Les signataires ont précisé que, de ce fait, à cette heure tragique où la Nation est en danger, le pouvoir de Joseph Kabila ne mérite plus la confiance du peuple car, contrairement au serment prêté par ce dernier en vertu de l'article 74, alinéa 2 de ladite Constitution, « l'intérêt privé a pris le pas sur l'intérêt général et le pays n'est pas géré pour le bien commun ».

Selon l'Opposition, le chef de l'Etat ferait mieux d'écouter cet appel, « faute de quoi, il en portera toute la responsabilité devant le peuple et l'histoire ».

« La Constitution est sans cesse violée par vous-même et par les acteurs de votre famille politique..., a-t-elle signifié au président Kabila, compte tenu de la non promulgation des lois dans les délais constitutionnels, de la tenue des réunions inter- institutionnelles, de l'inféodation du pouvoir judiciaire et de la révision constitutionnelle de janvier 2011.»

Les opposants ont également stigmatisé et dénonce les maux suivante bien commun ».

Selon l'Opposition, le chef de l'Etat ferait mieux d'écouter cet appel, « faute de quoi, il on portera toute la responsabilité devant le peuple et l'histoire ». « La Constitution est officiels, et d'ériger des panneaux publicitaires avec l'effigie de Joseph Kabila dans les grandes artères et édifices publics tant à Kinshasa qu'à travers toute la République ; la fixation des élections présidentielle et législatives au 28 novembre prochain ; judiciaire et de la révision constitutionnelle de janvier 2011. »

Les opposants ont également stigmatisé et dénonce les maux suivante la politisation des services et entreprises d'Etat, les irrégularités flagrantes caractérisées par l'enrôlement des mineurs, des hommes en uniforme, des étrangers, ainsi due le déplacement massif des populations d'une circonscription vers celle où les membres de la Majorité politique sont candidat.

Pour l'opposition, il s'agit là des signes de la volonté délibérée d'organiser des élections non transparentes.

Aux fins de sécuriser le processus électoral, l'Opposition a exigé l'installation sans délai du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication, la mise en œuvre de la Cour constitutionnelle et d'autres juridictions devant intervenir dans ce processus, et le jugement effectif de l'inspecteur général de la Police général de la Police nationale congolaise impliqué dans l'assassinat de l'activiste des droits de l'homme Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana.

« Nous exigeons aussi que la lumière soit faite sur l'assassinat du député provincial Daniel Boteti, d'Armand Tungulu, de Madame Consolate Kanyere... », ont poursuivi les opposants.

Ils ont condamné les arrestations arbitraires des combattants de l'Opposition et des journalistes, la non implication du Gouvernement concernant le dossier du sénateur Jean-Pierre Bemba, la traque par des gents de l'ANR des « Congolais de l'étranger » en séjour en RDC, l'impunité dont crimes de guerres, de génocide et contre l'humanité ; l'impunité des auteurs des viols de femmes, hommes et enfants ; du pillage des ressources naturelles du pays, de la corruption ; l'opacité dans la procédure de passation des marchés publics, le blanchiment d'argent d'origine douteuse …

                                                                   Patrice KEBEMBA et LEFILS MATADY

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