Crash de Kisangani : La RVA dément les propos de Hewa Bora

Publié le par jpkasusula



Le président Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA) a vivement démenti hier mercredi 13 juillet 2011 les informations données par le président Délégué général de Hewa Bora, Stavros Papaioannou selon laquelle la RVA a affecté des contrôleurs aériens stagiaires à la Tour de contrôle de l’aéroport de Bangoka , à Kisangani, le jour du crash de l’avion Boeing 727, c’est-à-dire le vendredi 8 juillet 2011.

Selon la Régie des Voies aériennes, cette affirmation gratuite qui tient lieu de mensonge est de nature à discréditer le personnel de la RVA, notamment les contrôleurs aériens qui chaque jour abattent un travail de qualité et de grande valeur, malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils travaillent et ils vivent.

Tout en reconnaissant que l’analyse de deux boîtes noires de l’appareil permettra de déterminer les causes exactes de ce crash, Stavros Papaiaonnou a versé dans des affirmations à la fois graves et gratuites en soutenant, lors de sa conférence de presse, que le jour fatidique du crash, ce sont les stagiaires de la RVA qui étaient à la tour de contrôle Lorsqu’à ce à ce niveau, l’on arrive à faire de telles déclarations aussi graves il y a lieu de s’interroger, Est-ce que M. Stavros Papaioannou a-t-il pu réaliser les préjudices que des telles déclarations peuvent-elles causer pour le pays qui déjà est dans la liste noire des pays leaders en matière d’ accidents d’avions. A la lumière de ces évènements, Tout en reconnaissant que l’analyse de deux boîtes noires de l’appareil permettra de déterminer les causes exactes de ce crash, Stavros Papaioannou a versé dans les affirmations gratuites en affirmant que le jour fatidique du crash ce sont les stagiaires qui étaient à la tour de contrôle. Alors que, selon les informations en provenance de la RVA, ce sont des contrôleurs aériens chevronnés de la Régie des Voies aériennes (RVA) qui ont travaillé à la Tour de contrôle de l’aéroport de Bangoka le vendredi 8 juillet 2011. Cette information donnée par Stavros risque de discréditer l’équipe des contrôleurs aériens de la RVA. Le Directeur général de la Hewa Bora a écarté toute hypothèse d’une erreur de pilotage, en soulignant que ses avions sont très fiables. Il faut dire que Hewa Bora qui figure sur la liste noire des compagnies aériennes congolaises interdites de survoler l’espace de l’Union Européenne. Le 15 avril 2008 un avion DC 9 de Hewa Bora a raté son décollage sur la piste de l’aéroport de Goma avant d’aller s’écraser sur le marché de Goma. Bilan plus de 60 morts et plusieurs centaines de blessés. En 2005, toujours à l’aéroport de Goma, un Boeing de Hewa Bora a frôle la catastrophe en évitant de justesse une collision avec le bloc de laves solidifiés situé en bout de la piste. Le pilote a heureusement eu le reflexe de redécoller pour éviter la collision !!!


Le mépris

Un autre fait qui indigne, le président directeur de Hewa Bora, à la recherche des boucs émissaires s’est empressé de faire une conférence de presse, alors que beaucoup de familles de victimes sont encore dans la douleur et dans les pleurs. La question que bon nombre d’observateurs se posent est celle de savoir pourquoi le président directeur général de Hewa Bora s’est empressé d’organiser cette conférence de presse alors que l’enquête sur le crash ne fait que commencer. Tenir une conférence de presse pour tirer la couverture de son côté, alors que des familles entières ont été décimées, d’autres encore n’ont pas encore organisé les funérailles est simplement un manque de respect envers les morts et les blessés.

Dans la pure tradition africaine, on respecte d’abord les morts. Ce n’est qu’après l’enterrement qu’on peut entamer le dialogue ou avancer des arguments en rapport avec le drame. La chose la plus raisonnable aurait été que Starvos commence d’abord par étudier comment appuyer le chef de l’Etat qui a accepté de prendre en charge toutes les victimes de cette catastrophe aérienne. Le PDG de Hewa Bora s’est plutôt lancé, avec une arrogance étonnante à critiquer et à donner des leçons à la RVA, à la SONAS, et à critiquer des vaillants contrôleurs aériens et agents de la Régie des Voies aériennes (RVA) qui, chaque jour, font montre de beaucoup de compétence et de bravoure, malgré les mauvaises conditions de travail dans les quelles ils vivent.


Relancer le LAC

Pour un grand nombre d’observateurs, les crashes à répétition enregistrés ces dernières années en République démocratique du Congo relancent la question de la sécurité des passagers et de leurs biens dans les aéronefs qui volent en RDC. Pour beaucoup d’entre eux, les autorités congolaises ne doivent plus lésiner sur les moyens pour remettre de l’ordre dans le ciel congolais. En outre, Cet évènement tragique remet aussi en selle la question de la relance de la compagnie aérienne nationale, les Lignes aériennes congolaise (LAC). En effet, autrefois fleuron de l’économie congolaise la compagnie nationale Air Zaïre, qui deviendra quelques années après Lignes Aériennes Congolaises, faisait la fierté de la République, de ses pilotes, de son personnel navigant et de ses services aussi bine au sol qu’en l’air. Durant ses cinquante années d’existence, Air Zaïre n’a jamais connu des crash ou des graves accidents  simplement parce que les responsables de ce compagnie nationale ont fait de sécurité des passagers et de leurs bien leur cheval de bataille. En outrenl la réputation de Air Zaïre (aujourd’hui LAC) s’étendait au de-là des frontières du pays grâce notamment aux compétences et à l’expérience de ses pilotes qui étaient régulièrement en formation à l’étranger, mais également au savoir faire de ses techniciens dont un grand nombre travaillent aujourd’hui dans des compagnies aériennes internationales. Au point où Air Zaïre a été qualifié de Léopard volant.

Aujourd’hui, LAC fait figure de parent pauvre du transport aérien en République démocratique du Congo.

Il est un fait que dans le contexte de la concurrence et la libéralisation du secteur du transport aérien les autorités congolaises ont le devoir de réhabiliter les Lignes aériennes congolaises, une façon de lui redonner ses lettres de noblesse.

Luc-Roger Mbala Bemba

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Léon BAKONDJO Weremubi wa Keno 27/10/2011 16:37


Il est en fuite après avoir tuer volontairement nos frères et soeurs.