Code de bonne conduite : l’UDPS émet des réserves

Publié le par jpkasusula

N’ayant pas encore obtenu satisfaction aux préalables posés, notamment celui relatif à l’audit du fichier électoral, l’UDPS a émis des réserves quant à la signature du Code de bonne conduite. Par contre, le PPRD et le MLC ont signé ce document, hier jeudi 8 septembre, au Palais du peuple, en présence du bureau de la Commission électorale nationale indépendante, CENI.

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et le Mouvement de libération du Congo (MLC) ont  signé, hier jeudi 8 septembre, le Code de bonne conduite pour l’organisation des élections apaisées en République démocratique du Congo. Le PPRD, parti au pouvoir, a été représenté par son secrétaire général, le professeur Evariste Boshab, tandis que le MLC, parti de l’Opposition, l’a été aussi par son secrétaire général, Thomas Luhaka Losenjola.

C’était lors d’un forum de concertation entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les partis politiques ainsi que les regroupements politiques sans oublier les candidats indépendants aux élections. Organisé par l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), en collaboration avec la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), le forum s’est déroulé dans l’enceinte du Palais du peuple avec pour but d’évaluer le processus électoral et de procéder à la signature du Code de bonne conduite dans la perspective de la bonne tenue des élections en RDC.  Du moins pour les partis politiques qui n’ont pas apposé leur signature sur ce document.

Malgré leur volonté affichée de soutenir cet élan de concertation pour plus de sérénité, les deux signataires  tiennent toutefois à la poursuite des échanges avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sur certains préalables en vue du bon déroulement des élections, notamment ceux liés au délai prévu pour le dépôt des candidatures en ce qui concerne les législatives et la présidentielle 2011, à l’audit du serveur et au financement des partis politiques.

Les réserves de l’UDPS

Le porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Albert Moleka, a, de son côté, reconnu  quelques avancées significatives sur l’évolution du processus électoral. Mais il s’est empressé de faire aussi savoir que son parti politique tient à voir les préalables soumis à la CENI être pris en compte avant que l’UDPS ne signe le Code de bonne conduite. Une façon de relever que les négociations sont en train de se poursuivre entre la CENI et les partis politiques.

Abondant dans le même sens que ses prédécesseurs,  José Makila a salué la signature intervenue ce jour qui non seulement constitue un signal fort vers l’apaisement, mais aussi un engagement pour les parties prenantes au processus électoral dans le strict respect des élections apaisées et crédibles.

Dans son intervention, le  président de la CENI, Ngoy Mulunda, a condamné avec la dernière énergie les récents incidents entre les partis politiques et l’institution électorale, incidents qui n’augurent pas d’élections apaisées en RDC. C’est dans ce contexte qu’il a appelé à la paix, à la tolérance politique et à l’abandon de la culture de la violence pour plus de respect envers le peuple congolais.

S’agissant  de l’audit du fichier électoral tant réclamé  par l’Opposition, la CENI a mis un peu d’eau dans son vin, en  demandant aux acteurs politiques de désigner deux techniciens pour ce faire. Elle a affirmé et confirmé son indépendance vis-à-vis de toutes les autres institutions et envers la classe politique congolaise pour ce qui est de l’audit du serveur central,  rappelant que cette question relève de sa propre exclusivité. Elle n’entend pas aliéner ses prérogatives, ce qui conduirait à son discrédit, voire celui des élections.

Toutefois, la structure électorale fait noter qu’elle reste ouverte à toute demande des tiers. Elle dit avoir pris l’engagement, par son rapporteur, de tenir chaque vendredi de la semaine, un point de presse afin de rendre compte de toutes les opérations liées au vote. A la question de l’audit de la CENI, Ngoy Mulunda a indiqué que son institution serait prête à recevoir une délégation parlementaire pour ce faire.

La CENI demeure disponible et rappelle la flexibilité dont elle fait montre en s’inscrivant dans le contexte d’un dialogue franc et rassurant.  Mais au-delà, elle doit demeurer  une institution capable d’insuffler cette dynamique de confiance indispensable entre pouvoir et partis politiques.

Dépôt des candidatures

Il est important de rappeler qu’en ce qui concerne les  candidatures pour la présidentielle et la députation  nationale, l’opération débutée  le 18 juillet 2011 va se clôturer le 11 septembre 2011. A deux jours de la clôture de cette opération, la CENI invite les partis politiques et regroupements  politiques à venir déposer leurs dossiers en respectant ce délai.

Les dossiers des accréditations pour les témoins et observateurs des partis politiques de même que les journalistes doivent être déposés 30 jours avant le début des scrutins.

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