Bras de fer Tina Ngal-Adolphe Muzito, le parlement français s'en mêle !

Publié le par jpkasusula

Le 25 mai 2011 au Parlement Français lors de Question au Gouvernement, le député Gilles Cocquempot, membre de la Commission des Affaires Etrangères, a posé une question à Monsieur Alain Juppé Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes concernant Madame Tina Ngal, française d'origine congolaise recrutée comme expert en communication à l'espace présidentiel le 26 octobre 2004 au cabinet de l'ancien Vice-président de la République en charge de l'ECOFIN, Jean-Pierre Bemba. Dans l'exercice de ses fonctions , elle a subi des harcèlements et une suspension abusive par l'ancien Dircab Delly Sessanga au vu et au su de tous ses collègues. De retour en France, la fille du professeur Émérite Georges Ngal met un point d'honneur à recouvrer ses droits sociaux, sa dignité de femme et mère, bafoués par le gouvernement de la République démocratique du Congo.

En mars et avril , le Premier ministre Antoine Gizenga confirme l'accusé de réception de tous ses droits par la lettre du 2 novembre 2007-Réf RDC/GC/CPM/1637/2007. Madame Tina Ngal est conviée à se rendre à Kinshasa pour régler le litige. Le 30 août 2008 le ministre du Budget Adolphe Muzito signe en faveur de Madame Tina Ngal l'état de liquidation de la dépense publique lié au paiement des arriérés de salaires. Elle n'a jamais rien reçu et Adolphe Muzito est devenu Premier Ministre à la place d'Antoine Gizenga. Bien que née à Lubumbashi dans le Katanga, Madame Tina Ngal est originaire de la province du Bandundu, la même que que celle d'Adolphe Muzito. Est-ce que c'est le professeur Émérite Georges Ngal qu'on martyrise à travers sa fille ? That is the question !

Voici le texte écrite du député Gilles Cocquempot


Violation des droits et de l’intégrité physique d’une de nos ressortissantes en République démocratique du Congo

Monsieur le Président, mes chers collègues, ma question s’adresse à M. Alain Juppé,

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes.

Après avoir reçu des lettres d’intérêt, non suivies d’effet à ce jour, de la part de M. Bernard Kouchner le 17 septembre 2010 puis de Mme Michèle Alliot-Marie le 4 janvier 2011, je tiens de nouveau à appeler votre attention sur la situation de notre compatriote, Mme Tina Ngal.

Notre ressortissante, après avoir été victime d’une grave agression physique à Kinshasa, avec séquestration par des députés du MLC dirigés par l’adjoint de M. Jean-Pierre Bemba (actuellement traduit devant la Cour Pénale Internationale), connaît toujours des difficultés extrêmes pour recouvrir de très importants arriérés de salaires et droits dus par la République Démocratique du Congo. A l’époque, elle se trouvait Conseillère en communication à la Vice - Présidence de la République du Congo dirigée par M. Bemba.

Des contacts pris par l’avocat conseil de Madame Tina Ngal avec le Conseiller du Ministre des Affaires Etrangères de R.D. Congo, il résulte que les Autorités congolaises attendent avec bienveillance d’être saisies par la Diplomatie française d’un courrier officiel en faveur de notre ressortissante.

Or, a ce jour, l’inactivité persistante de notre Ambassade à Kinshasa, qui s’abstient de toute intervention écrite officielle en faveur de notre compatriote, soulève bien des interrogations.

Ma question est donc double :

1. Combien de mois supplémentaires de souffrances et d’injustice notre Diplomatie compte-t-elle imposer à Mme Tina Ngal en lui refusant un courrier d’intervention officielle ?

2. Alors que notre Diplomatie se doit de faire respecter l’image de la France et la défense de ses ressortissants en difficultés avec d’autres Etats, estimez-vous opportun de favoriser une politique plus ferme de défense des droits de nos compatriotes bafoués en République démocratique du Congo et partout dans le monde ?

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